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Cabinet Mélusine Astrologie, dates en main

Mélusine — vingt ans de thèmes dressés à la main avant de faire confiance à un logiciel, et un carnet de dates que je tiens encore.

L’astrologie avec les dates sous les yeux

Mercure est rétrograde 3 fois par an, une vingtaine de jours à chaque fois. Saturne revient sur sa place de naissance vers 29 ans et demi. Le point vernal recule d’un degré tous les 72 ans, si bien que le zodiaque des astrologues ne coïncide plus avec les constellations. Ici, chaque page part d’un chiffre de ce genre, puis dit ce que la tradition en tire.

Dresser un thème Les objections, une par une

Planche gravée et coloriée du système de Ptolémée, entourée des figures du zodiaque

Planche : Andreas Cellarius, Harmonia Macrocosmica (1660), CC BY-SA 4.0

Ce que fait le ciel en 2026 et 2027

Ces dates-là ne dépendent d’aucune interprétation : elles sortent des éphémérides, et tout astrologue travaille avec les mêmes. C’est le socle commun avant toute lecture.

Mercure rétrograde

  • 2026 26 février – 20 mars · 29 juin – 24 juillet · 24 octobre – 13 novembre
  • 2027 9 février – 3 mars · 10 juin – 4 juillet · 7 – 28 octobre

Trois semaines chacune, parce que Mercure rattrape la Terre tous les cent seize jours environ.

Les quatre portes de l’année

  • 20 mars équinoxe de printemps — le Soleil entre en Bélier, point de départ du zodiaque tropical
  • 21 juin solstice d’été — entrée en Cancer
  • 23 sept. équinoxe d’automne — entrée en Balance
  • 21 déc. solstice d’hiver — entrée en Capricorne

Les dates glissent d’un jour d’une année sur l’autre : le Soleil change de signe à un instant, pas à une date fixe.

Les tours de cadran

  • 1 an Jupiter dans un signe, douze ans pour le tour complet
  • 29 ans ½ le retour de Saturne, puis le second vers 58-59 ans
  • 84 ans Uranus — une seule révolution par vie
  • 248 ans Pluton, qui ne repasse jamais deux fois au même endroit pour personne

Ce sont ces durées qui séparent un transit d’humeur d’un transit de génération.

L’ordre dans lequel j’ouvre un thème

  1. Les trois données, avant toute chose

    Date, heure, lieu. Sans l’heure, il reste le Soleil et les planètes, mais ni ascendant ni maisons — soit à peu près la moitié de la carte. Une heure approchée à deux heures près déplace déjà l’ascendant d’un signe entier.

  2. Les quatre angles

    Ascendant, Milieu du Ciel, et leurs opposés. Ils donnent l’orientation de la carte, et tout ce qui les touche de près pèse plus lourd que la même planète posée au milieu d’une maison.

  3. Les planètes personnelles, puis les lentes

    Soleil, Lune, Mercure, Vénus, Mars d’abord : elles décrivent quelqu’un. Jupiter et Saturne ensuite. Uranus, Neptune et Pluton en dernier, parce qu’ils passent des années dans un signe et décrivent une classe d’âge avant de décrire une personne.

  4. Les aspects, du serré au large

    Une conjonction à un degré n’a rien à voir avec une conjonction à sept. Je commence par les angles les plus exacts, qui sont aussi les plus lisibles dans une vie.

C’est aussi pour ça que je déconseille d’ouvrir un thème par les transits du moment : on finit par lire l’actualité du ciel à la place de la carte qu’on a sous les yeux, et toutes les cartes se mettent à dire la même chose.

Ce que l’astrologie ne sait pas faire

Elle ne donne pas de mécanisme. Sur la question de savoir pourquoi une position de planète correspondrait à quoi que ce soit, je n'ai aucune explication qui tienne debout, et les tentatives que j’ai lues — ondes, champs, synchronicité — relèvent plus de l’analogie que de la physique. C’est la première chose que je dis à qui me demande d’y croire.

Elle ne prédit pas un événement daté. Un transit décrit une période et un domaine, pas une scène. Les prédictions politiques rendues publiques en fournissent une collection : les réussites sont réelles, les ratés aussi, et personne ne garde le compte des secondes.

Elle ne se teste pas comme on teste un médicament, et pourtant on a essayé. Le dossier Gauquelin et le test de Carlson sont les deux pièces qui reviennent toujours dans ces discussions ; la rubrique débats les prend une par une, protocole compris, sans en faire ni une victoire ni une déroute.

Ce qu’elle sait faire, en revanche, tient en une phrase : mettre des mots précis sur des tensions qu’on sent sans pouvoir les nommer, et donner un calendrier à ce qui ressemblait à du désordre.